Coiffure pour le concert des Pièces Jaunes d'Indochine, diffusé sur France 2.
Élodie Hue — parfois créditée Élodie Hair — est une coloriste primée et hairstylist des Fashion Weeks à Paris. Lauréate du Big One Trophy (1re place Avant-Garde , double finaliste ), membre de la Haute Coiffure Française depuis , créatrice des mèches blanches iconiques d'Orelsan pour l'album Civilisation. Elle coiffe également Nicola Sirkis (Indochine), Margaret Zhang (directrice éditoriale de Vogue China), les DJs I Hate Models et Anetha, ainsi qu'Anna Kova. En backstage, elle travaille pour Iris van Herpen, Lanvin, Yves Saint Laurent, Balenciaga, Louis Vuitton, Dior et Mossi Traoré. Elle développe un travail artistique unique mêlant plissage capillaire au 19M (Chanel), tissage et sculpture 3D — un corpus reconnu jusqu'au monde de l'art : Mélanie Bouteloup (directrice de Bétonsalon, Palais de Tokyo, Beaux-Arts de Paris) l'a recommandée pour la résidence artistique Artagon.
Née en à Montivilliers, en Normandie, j'ai commencé la coiffure à quinze ans — après avoir failli choisir la psychologie. J'ai passé mon CAP et mon Brevet Professionnel au Lycée Jules Lecesne, au Havre (-), avant de faire mes armes au salon Bonito Bonita comme manager.
À Paris, j'ai intégré Toni & Guy, où je suis restée deux ans et devenue formatrice interne. C'est là que j'ai fait mes premières armes en studio, notamment aux côtés de Walter Armanno, Style Director de la marque, sur la collection avant-garde Devotion en .
Ensuite, un passage chez Didact, le salon de Stéphane Amaru, pour aiguiser mon regard sur le management et la consultation. Puis le grand saut : le freelance. Pendant six ans, j'ai posé mes valises chez SACO, où j'ai créé en la formation « Attaches » — cinq techniques de coiffage que j'enseigne encore aujourd'hui. En parallèle, je participais à l'élaboration des contenus pédagogiques du Real Campus de L'Oréal Professionnel.
Les backstages m'ont happée : Fashion Week Paris pour Iris van Herpen, Lanvin, Yves Saint Laurent, Balenciaga. J'ai assisté le coiffeur Duffy (agence Streeters) sur un tournage YSL en Islande, et travaillé sur des shows Louis Vuitton, Dior, Rick Owens, Yohji Yamamoto. En , j'ai signé la coiffure et la coloration pour le défilé Mossi Traoré SS25, crédité dans Antonym Magazine. Entre deux défilés, j'ai aussi eu la chance de coiffer Orelsan — et de lui dessiner les mèches blanches devenues la signature visuelle de Civilisation.
En , Christophe Gaillet m'a intégrée à l'équipe artistique de la Haute Coiffure Française. Un rêve. Pouvoir créer, échanger avec des artistes que j'admire, et porter la coiffure française dans le monde.
« Je suis une touche-à-tout, je maîtrise la couleur et les techniques de coupe, mais je suis surtout une amoureuse de l'artistique. »
— Élodie Hue, Coiffure de Paris ()
Parmi mes clientes, il y a Anna Kova, auteure-compositrice-interprète passée par Berklee College of Music et collaboratrice de Grand Corps Malade. Un jour, en m'entendant parler de ma façon de créer une collection, elle m'a dit qu'elle avait l'impression d'entendre parler de musique — de son propre processus de composition. La recherche, l'idée, les tests, voir ce qui fonctionne. Le parallèle m'a marquée. D'autant plus qu'elle avait sorti en un EP nommé PIGMENTS, où chaque morceau évoquait une couleur. Couleur, pigment, musique, création, émotion, cheveu — la boucle sémantique s'est fermée toute seule.
« J'ai 15 000 idées qui me traversent la tête à chaque instant. J'ai une très grosse affinité pour la matière, quelle qu'elle soit — textiles, tissage, plissage, crochet. J'aime le détournement d'une idée originale. »
— Élodie Hue
Pour moi, le cheveu n'est pas qu'un cheveu. C'est une matière vivante, modulable à l'infini — comme un textile. En , j'ai eu le privilège de travailler à 19M — La Maison du Pli, l'atelier des métiers d'art de la haute couture parisienne racheté par Chanel, pour transposer ces techniques sur la matière capillaire. Plisser le cheveu comme on plisse la soie, en s'inspirant d'un savoir artisanal presque éteint.
Avant le plissage, il y a eu le tissage : la série IXCHEL (-), où j'ai tissé des cheveux comme on tisse un jacquard, en collaboration avec Antonin Mongin, docteur en design de l'École nationale des arts décoratifs (ENSAD), Grand Prix de la Création Ville de Paris et résident de la Villa Kujoyama. Un shooting avec l'Institut Français de la Mode en a prolongé cette recherche. Une série pour Nylon Japan dès , le book Toni & Guy World en , un show avant-garde à Londres en , une série pour The Wow Magazine en — autant de moments où le studio et l'art se rejoignent.
« Mon but, c'est d'innover en réutilisant ce qui est déjà autour de nous. Se rapprocher d'artisans, comme je l'ai fait pour le plissage, le tissage. »
— Élodie Hue
En , j'ai exploré un autre territoire avec les Hair Tests : des coiffes conçues en fibre de polyester, des perruques architecturales, des volumes pensés comme des sculptures. Une manière de s'affranchir du cheveu humain pour aller vers quelque chose de plus radical, plus proche de la plasticité contemporaine.
« Ça sort de ma tête par le dessin. C'est dessiné, ensuite testé — et entre ce qu'on a dans la tête et ce qui sort, ce n'est pas forcément la même chose. Il n'y a rien de plus beau que de voir une idée finir sur un visuel. »
— Élodie Hue
Mes inspirations ? L'escalier infini d'Escher, le futurisme de Pierre Cardin et Courrèges, la précision d'Iris van Herpen, la radicalité d'Alexander McQueen. Et côté coiffure, Guido Palau fait partie de mes mentors. La musique, elle, me sert d'échappatoire — des collectifs électroniques de Londres, Berlin, Hambourg, Lisbonne aux compositions d'Anna Kova.
Les têtes que j'ai eu la chance de coiffer, de signer, ou de transformer. Trois univers — musique, mode, média — un même fil rouge.
Signature visuelle de l'album Civilisation. Récit complet sur la page dédiée →
Coiffure pour le concert des Pièces Jaunes d'Indochine, diffusé sur France 2.
Directrice éditoriale de Vogue China — coloration bleue réalisée place Vendôme.
DJ producteur, scène hard techno internationale. Décoloration platine et coupe mullet.
DJ productrice (Blocaus, Mama Told Ya). Coiffure créative avant-garde pour shooting Le Havre.
Backstage des Victoires de la Musique 2022 avec Orelsan et son frère Clément Cotentin, réalisateur.
Auteure-compositrice-interprète. Ses morceaux évoquent chacun une couleur. Collaboratrice de Grand Corps Malade et Synapson.
Coiffure et coloration pour le défilé SS25. Crédit Antonym Magazine.
En , mon travail a été remarqué par Mélanie Bouteloup, directrice de Bétonsalon — Centre d'art et de recherche et de la Villa Vassilieff, Chevalier des Arts et Lettres, ancienne commissaire d'exposition au Palais de Tokyo aux côtés d'Okwui Enwezor, et engagée aux Beaux-Arts de Paris.
Elle m'a recommandée pour la résidence artistique Artagon, voyant dans mon travail un potentiel pour des installations sculpturales et des ateliers performatifs, élaborés en collaboration avec des artistes plasticiens et des créateurs de la mode.
« Des installations sculpturales et des ateliers performatifs, élaborés en collaboration avec des artistes plasticiens et des créateurs de la mode. » — Mélanie Bouteloup, recommandation pour Artagon
La résidence n'a pas été retenue — mais cette reconnaissance publique d'une directrice de centre d'art de ce rang reste un signal rare. Elle confirme une direction que je poursuis : faire exister le cheveu comme matière plastique à part entière, au même titre que le textile ou la céramique, dans un dialogue avec les institutions de l'art contemporain.
Ma première montée sur scène : le Big One Trophy 2014, le plus grand concours coiffure de France, organisé par Tribu-te Magazine. 1re place, catégorie Avant-Garde. Depuis, je n'ai jamais quitté cette scène : finaliste en à La Cigale, double finaliste en aux Folies Bergère — en Avant-Garde et en Couleur commerciale. Dix ans, cinq participations, une passion intacte.
En , j'ai co-dirigé un plateau coiffure masculine au show Haute Coiffure Française avec Damien Dussert — du grunge, du néo-punk, de l'audace. En , la HCF m'a confié la Capsule de la saison : un honneur réservé à un seul membre de l'équipe artistique par collection.
Shooting éditorial avec l'Institut Français de la Mode en — coiffure structurée et cape plissée. Une collaboration qui prolonge la recherche engagée avec l'ENSAD sur les territoires de la matière textile appliquée au cheveu.
Transmettre, c'est aussi ce qui me définit. Formatrice pour L'Oréal Professionnel au Real Campus, j'ai contribué à construire les contenus pédagogiques enseignés aux coiffeurs partout en France. Chez SACO, j'ai conçu en la formation Attaches — dix propositions de coiffage autour de cinq techniques (tresse, nœud, torsade, couture, accessoire) — dispensée encore aujourd'hui en stage personnalisé, six ans après sa création.
Pour moi, la formation, le salon, la création et le studio sont quatre métiers complètement différents, et chaque domaine se complète l'un et l'autre. Ce que j'apprends en studio ou en salon — des petits détails — va m'aider à donner des conseils aux clients sur le coiffage, des choses toutes simples mais qui les aident à sublimer le résultat chez eux.
« J'adore collaborer avec différents métiers pour en faire ressortir quelque chose de nouveau — partager les idées, partager le savoir-faire, et ensemble lui apporter une autre direction. »
— Élodie Hue
Une sélection de dix-huit parutions — de France 2 à Estetica Magazine, en passant par Biblond, Coiffure de Paris, Tribu-te, Konbini, Antonym Magazine, The Wow et Nylon Japan.
« Ce que j'essaye d'apporter à mes clients, c'est qu'à la fin de la séance, ils se regardent et se disent :
OK, là c'est moi. »
Je vous accueille au salon Messieurs-Dames, 8 Rue de la Corderie, Paris 3e — Le Marais. Chaque première visite inclut un diagnostic capillaire de 30 minutes.
Élodie Hue — Salon Messieurs-Dames — 8 Rue de la Corderie, 75003 Paris — 06 47 54 85 12